dimanche 15 septembre 2013

Panini Comics (Septembre 2013) : Uncanny Avengers 4, Avengers Universe 3, Avengers 3

Ayant un peu croulé sur les lectures et autres tâches annexes, j’ai donc pris un certain retard sur mon planning habituel. Mais je vais essayer malgré tout de vous proposer le traditionnel bilan des publications Marvel NOW ! que je lis chez Panini. Sans plus attendre, place aux séries Avengers.

UNCANNY AVENGERS 4
 

Uncanny Avengers #4 : Rick Remender/John Cassaday
 

           Voilà une série qui ne dévie pas d’un iota depuis son lancement. On garde dans ce même numéro qui font le succès (ou son contraire, selon votre appréciation) de cette série. Remender conclut cette fois-ci l’affrontement entre les C-Men et l’équipe mixte dirigée par Havok. Beaucoup d’action au rendez-vous et l’on saura rendre grâce à l’écrivain  de mettre à l’honneur la Sorcière Rouge et le frère Summers, tant les poids lourds habituels (Captain, Wolverine, Thor) n’ont jusqu’ici guère brillé. Une manière plutôt efficace de remettre en selle des personnages qui en avaient bien besoin, notamment une Wanda dont la réputation n’est guère reluisante. On pourra rétorquer que ce premier arc n’est guère original, et que Remender se permet certains écarts (et ouais, faut pas oublier que le bonhomme avait pondu FrankenCastle), mais honnêtement, le mélange prend bien. Sans compter un bon vieux cliffangher des familles pour maintenir en haleine son lecteur. Je serais ce mois-ci un peu moins élogieux vis-à-vis de Cassaday, dont j’ai eu du mal à reconnaître le trait. C’est moins détaillé qu’à l’accoutumée, notamment pour les visages. Mais bon, ça tient quand même la route.

Avengers Arena #4 : Dennis Hopeless/Alessandro Vitti


Nous voilà de retour dans l’univers survivaliste et légèrement désespéré d’Avengers Arena. Dans la lignée des deux précédents numéros, Hopeless se concentre ici sur un couple de personnages, rappelle leurs origines pour mieux les situer dans la présente intrigue. Si le schéma devient légèrement répétitif, ce travail de contextualisation est bougrement bien pensé et permet de rappeler efficacement le background de personnages (parfois) inconnus pour le lecteur, tout en variant les angles de perception et donc les modalités de narration du récit. En se concentrant dans cet épisode sur le couple Chase/Nico, Hopeless change légèrement de ton, optant pour une ironie réjouissante. Pourtant l’humour noir ne tient que sur quelques pages, puisque la rencontre avec le trio Hazmat/Reptile/X-23 fait rapidement basculer le récit dans la défiance, l’incompréhension et la défiance, somme toute, les ingrédients propres à la série. Difficile par contre de se prononcer sur l’avancée d’un récit qui joue beaucoup sur l’ellipse ou le non-dit. Gageons que la conclusion du numéro sera synonyme d’accélération d’une intrigue qui reste pour l’instant extrêmement intéressante. Aux dessins il y a du changement ce mois-ci avec l’arrivée d’Alessandro Vitti, qui remplace Kev Walker. Son trait me rappelle par moment Jim Cheung. Cela n’est pas vilain, loin de là (d’autant que la colorisation reste au top), mais je préfère son prédécesseur.

A+X #4 : Kaare Andrews/Lee Loughridge puis Jason Latour/David Lopez


Nul besoin de vous répéter tout le mal que je pense de ce projet A+X, pensés comme la réunion d’un casting all-star que ce soit dans les héros mis en avant dans les histoires, mais aussi au niveau des équipes artistiques mobilisés. Pour ce dernier point, soit mon inculture est grande (et c’est possible), soit Marvel est en train de faire appel à des équipes de seconde zone (avec tout le respect que je dois pour Andrews, Loughridge, Latour et Lopez) pour faire perdurer le concept. Et pourtant, on y gagnerait presque en qualité, ce qui est relativement paradoxal. Je passe allègrement sur le récit qui réunit le fauve et Spiderman dans une dimension parallèle dominée par une espèce descendante du fauve. Libidineux et faussement drôle, j’ai trouvé le résultat globalement raté. Par contre l’histoire concoctée par Latour est plus intéressante. D’une part parce que le team-up du jour décontenance (Quentin Quire et Captain America !)  et surtout parce l’écrivain reste fidèle à la caractérisation des deux personnages tout en respectant leurs continuités respectives. Cela reste toujours anecdotique, mais c’est le genre de récit que l’on pourrait rajouter dans un TP pour appuyer l’évolution d’un personnage. Une lecture très agréable (pour une fois).

Bilan de la revue : mon ressenti est sensiblement identique à celui du mois précédent. Uncanny reste efficace, Arena est toujours aussi bon et haletant. Reste A+X, légèrement sauvé par son deuxième récit. La bonne nouvelle du jour, c’est que justement on n’aura pas d’A+X dans le prochain numéro. Ah et l’autre bonne nouvelle, c’est que mon courrier a été publié par Jérémy Manesse. Quelque part, c’est la classe.

AVENGERS UNIVERSE 3
 

Avengers Assemble #11-12 : Kelly Sue DeConnick/Stefano Caselli/Pete Woods


Double dose d’Avengers Assemble (ouuuaaaaisss……) ce mois-ci. J’en ai marre de me répéter à chaque revue, mais il faut dire aussi que j’en ai marre de lire cette série. Entre DeConnick et Fraction, on ne peut vraiment pas dire que je sois fan de ce couple, quoique pour des raisons très différentes. La compagne de l’auteur de Fear Itself, continue, numéro après numéro, de traiter par-dessus la jambe son histoire, son équipe et ses personnages. Dans le #11 elle conclut (enfin) son arc sans intérêt sur une arme biochimique (ou bactériologique, je m’en souviens déjà plus). Pif paf pouf, les héros gagnent, et sur quoi ça se termine ? Sur Spidey qui photographie Hulk et Stark qui défilent à poil dans New-York. Franchement, comment voulez-vous que je souscrive à ça. Je suis pourtant fan d’humour régressif (un bon pipi-caca de temps en temps, ça ne fait pas de mal), mais il faut que ce soit un minimum cohérent. Ce sera quoi la prochaine fois, Captain qui s’amuse avec un coussin péteur ? Bon, j’ai même pas envie de vous parler du #12, autour d’une intrigue toujours aussi passionnante autour de Black Widow et de la Sibérie. Hawkeye et Spider Woman sont embarqués, mais franchement on s’en cogne. Et le pire avec Avengers Assemble, c’est que Marvel y alloue de sacrés dessinateurs ! Que soit Caselli ou Woods je trouve qu’on en prend plein les mirettes, mais ça n’empêche pas de constater que ce qu’on lit reste indigent.

Captain America #3 : Rick Remender/John Romita Jr


Alors tout de suite on change de dimension (ehehe). Remender sort rapidement Captain de la mélasse dans laquelle il se trouvait à la conclusion du numéro précédent. L’écrivain pose plutôt son récit ce mois-ci, continue d’alterner entre le passé de Rogers et ses péripéties actuelles, tout en rajoutant de nouvelles pistes. L’ensemble reste toujours mystérieux (mais où allons-nous dans ce récit ?) tout en gardant son côté hypnotique. Captain est toujours autant maltraité quand bien même il s’érigerait en libérateur, et en proie cette-fois à de grands doutes existentiels. L’épisode se lit donc plutôt bien, mais surprend encore par son cliffangher que je n’ai absolument pas vu venir. J’aurais donc les mêmes remarques qu’avec Uncanny Avengers, Remender nous la joue de plus en plus FrankenCastle. Je reste circonspect, mais confiant dans les capacités de l’écrivain de nous livrer une suite de grande facture. Avec Romita Jr, c’est le chaud et le froid, le beau et le franchement moche. Pendant de nombreuses cases, le dessinateur est en forme (j’aime beaucoup ses gros plans de Captain), et par moment ça pique les yeux. Cette fois-ci, Romita Jr en veut aux proportions humaines, et a décidé de faire de ses gamins des héros à la Final Fantasy VII. Autant dire que le SD est plutôt WTF.

Indestructible Hulk #3 : Mark Waid/Leinil Francis Yu


Le boulot de Mark Waid ne cesse de m’enthousiasmer sur la version Marvel NOW de Hulk. Un vent de fraîcheur ne cesse de souffler sur le titre, et franchement cela fait du bien. Rappelons le pitch de ce nouveau virage dans la trajectoire du géant vert : le SHIELD finance le laboratoire de Bruce Banner, tandis que Hulk rend à l’agence quelques services. Dans le présent épisode ces deux facettes sont merveilleusement agencées. Une bonne partie est ainsi dédiée au recrutement par l’agent Hill des futurs laborantins. Tout en faisant avancer son histoire, Waid remet Banner sur son piédestal légitime en rappelant que si les plus grands esprits de la planète sont prêts à évoluer sous ses ordres, c’est que Bruce est une véritable Star dans sa communauté. J’attends donc beaucoup des futurs développements de cet aspect-là (mais bon en ce moment Waid c’est 100 % de capital confiance sur le superhéroïque). Quant à la deuxième facette, elle est toujours présente, et on n’est pas déçu non plus. Non seulement l’intrigue est bien ficelée, mais quand Hulk débarque ça fait mal. C’est à se demander si Waid ne doit pas procéder à un léger power up de ses vilains, car l’AIM n’est clairement pas du calibre de notre héros. Je vais rester tout autant élogieux avec Yu. Je suis littéralement conquis par son trait. Ce qui était un des principaux défauts du run de Aaron, est ici une des forces du titre. On ressent bien, même si le dessinateur joue allègrement avec la perspective, tout le côté titanesque du héros, ce qui est un des intérêts majeurs d’une série Hulk. Franchement c’est le sans-faute.

Thor God of Thunder #3 : Jason Aaron/Esad Ribic


Là aussi on frise la perfection. Je redécouvre avec toujours autant de plaisir cette série qui envoie du très très lourd. Au programme dans ce numéro, toujours cette triple temporalité autour de Thor et du tueur de Dieux. Le numéro se concentre plutôt sur l’enquête que mène l’asgardien dans le présent, tandis que l’on s’approche de plus en plus de la confrontation entre les deux immortels qui a eu lieu dans le passé. Rien n’est à jeter, que ce soit au niveau de l’ambiance, des dialogues ou de l’action. Je ne suis pas un grand connaisseur de Thor, mais Aaron rompt clairement avec la caractérisation du dieu comme une sorte de Lassie chien fidèle modèle de Luxe. Cet arc explore les failles des Dieux, leurs peurs, leurs faiblesses et leurs échecs. L’atmosphère est tour à tour oppressante, épique, introspective ou nostalgique. Bref, tout le panel y passe et montre tout le talent de Jason Aaron qui signe, à mon avis, son meilleur travail chez Marvel. Esad Ribic est comme d’habitude au diapason du scénario et signe des planches à vous décrocher la mâchoire, d’autant plus que le script d’Aaron s’y prête admirablement : Dieux cloués à un arbre géant, Royaume spatial, Divinité géante, Bibliothèque du Panthéon, autant de visions sublimés par le dessinateur.

Bilan de la revue : on est dans la lignée des mois précédents. Avengers Assemble est en trop, mais les séries solo rehaussent le niveau. Si on est en droit d’attendre un peu plus de Remender sur Captain America, Waid et Aaron touchent la perfection sur leurs titres respectifs.

AVENGERS 3


Avengers (vol 5)  #5-6 : Jonathan Hickman /Adam Kubert


La revue s’ouvre sur la traditionnelle double dose d’Avengers. Non pas que je le regrette car j’avoue souscrire avec plaisir à la vision que propose Hickman de l’équipe star made in Marvel. Après un premier arc en fanfare se déroulant sur Mars, l’écrivain prend depuis son temps, que ce soit dans la présentation d’un concept Avengers élargi ou dans la construction de son intrigue. Quiconque n’est pas coutumier du rythme narratif hickmanien aura l’impression de parfois s’ennuyer ou de faire du surplace, mais finalement se rendra compte que chaque élément avancé prendra son importance .  En regardant de plus près les deux épisodes du jour, le premier s’intéresse à la nouvelle titulaire du costume Smasher. Une bonne occasion de retrouver l’élite cosmique avec la Garde Impériale Shi’ar. Le récit de l’intégration du premier membre terrien est plutôt efficace et l’on s’attache assez rapidement à cet Avengers atypique. Dans le #6, on revient à ce qui intéresse Hickman, soit la grande menace cosmique qui impactera la Terre. L’écrivain développe un petit plus l’avatar de l’univers, et au détour de grandes sentences dramatiques, fait doucement, mais sûrement monter la sauce. Je trouve que cette nouvelle atmosphère est plutôt prenante et convaincante, et ferait même pardonner certaines lacunes d’écriture (l’alphabet alien ou l’humour de Spiderman qui tombe souvent à plat). Au niveau des dessins, je trouve que Kubert commence à s’essouffler. La cadence étant sûrement infernale, les détails en pâtissent, mais sans gâcher outre mesure la lecture.

New Avengers (vol 3) #3 : Jonathan Hickman/Steve Epting


 Après un deuxième épisode passionnant, j’étais presque impatient de retrouver les Illuminati version Hickman. Toujours confronté à la problématique de la collusion interuniverselle, le groupe ressort un vieil artefact laissé en veille depuis The Heroic Age, rien de moins que le fameux Gant de l’Infini. Son exploitation me laisse un peu perplexe. Le Gant de l’Infini étant probablement l’arme la plus puissante de l’univers Marvel, je m’explique mal son épuisement énergétique au bout de quelques cases. Peut-être qu’Hickman a voulu rapidement écarter ce facteur de sa propre équation, mais cela sonne un poil faux. On sera en revanche plus satisfait des délibérations des Illuminati concernant les options alternatives aux gemmes cosmiques. Je ne vous dévoile pas les résultats du vote, mais concernant les orientations morales, on est plutôt surpris des positions de tel ou tel personnage. Reste que l’écrivain livre de superbes dialogues et se permet un nouveau cliffangher, logique, mais qui risque du coup de délier l’intrigue. Toutefois, on ne peut que saluer là encore le souci de la continuité en relation avec le nouvel édifice que met en place Hickman. Rien à signaler du côté de Steve Epting, qui est encore en grande forme. Les dessins sont beaux, et rendent honneur au caractère intriguant et solennel du script qu’il doit illustrer.

Secret Avengers (vol 2) #3 : Nick Spencer/Luke Ross


Rien à faire, pour moi la mayonnaise ne prend pas avec cette nouvelle mouture des Secret Avengers. Toujours aux prises avec l’AIM, nos agents secrets se font tout simplement chouraver l’armure du Iron Patriot. Concrètement, c’est à peu près tout ce qu’il se passe dans l’épisode qui recycle (encore) un élément récemment vu dans les films Marvel (même si le Iron Patriot découle du Dark Reign de Bendis). La lecture n’est pas une torture, mais elle est tellement anecdotique que j’ai dû à nouveau feuilleter ma revue pour me rappeler ce qu’il y avait dedans (et j’ai lu l’épisode hier…).

Young Avengers (vol 2) #3 : Kieron Gillen/Jamie McKelvie/Mike Norton


On est toujours en pleine course poursuite avec notre jeune couple accompagné de l’espiègle Loki. Encore une fois je n’ai pas grand-chose à écrire sur ce que nous offre Kieron Gillen. Le rythme est trépidant, le ton reste souvent léger (ce qui tranche un peu avec la réalité de la menace). A signaler tout de même l’introduction d’un nouveau personnage qui vient secourir nos héros en détresse. Plutôt bourrine et sarcastique, cette petite America Chavez (quel nom délicieux !) est une bonne composition. Sinon, il serait quand même temps de conclure cet arc, qui commence à être un tantinet longuet.


Bilan de la revue : Avengers reste une bonne lecture dont l’intérêt est principalement le fait des productions d’Hickman. Non pas que le reste soit une purge, mais cela reste quand même inférieur aux titres phares qui ouvrent le magazine. 

2 commentaires:

  1. pas d'accord pour Avengers Assemble, mais en accord pour le reste concernant Avengers Universe, je ne lit pas les deux autres magasines en revanche...

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    Réponses
    1. Je fais peut-être une fixette sur Avengers Assemble, mais je n'adhère vraiment pas à l'univers de la série, et ce dès sa création par Bendis. Je trouve même qu'avec DeConnick c'est pire.
      Par contre, je déduis de ton message que tu dois passer une bonne lecture avec Avengers Universe, ce qui reste le plus important.

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