C'est au tour des séries Justice League, avec un petit retardataire du mois d'avril. La qualité est au rendre-vous, et c'est le principal.
mercredi 29 mai 2013
New 52 : Green Arrow #20, Aquaman #19, Wonder Woman
New 52 : Stormwatch #20, The Movement #1
On continue le bilan du mois de mai avec deux titres qui n'ont strictement rien à voir entre eux, mais que j'ai bien du mal à classer. Cela vous fait certainement une belle jambe et vous m'en voyez ravi. Allez, place aux comics !
Stormwatch #20 : Jim Starlin/Yvel Guichet/Jonas Trindade
The Movement #1 : Gail Simone/Freddie Williams II
mardi 28 mai 2013
New 52 : Constantine #3, Animal Man #20, Swamp Thing #20
Allez, on est reparti pour les bilans des New 52. Je pense que cette rubrique sera d'ailleurs réduite, la faute aux récentes annonces d'Urban qui a révisé son programme kiosque. Pensez que dans le DC Saga #18, Green Arrow et la JLD font leur entrée. Vraisemblablement je vais mettre en pause ces deux séries pour me convertir à la vf et je vais attendre un peu pour voir ce qu'Urban pense faire de Superman : Unchained et de Superman/Batman qui vont sortir en juin dans la nouvelle vague de DC. Vous l'aurez compris, voici un premier bilan de l'univers Dark, sans la JLD, ce qui est presque un comble. Aaaargh, le portefeuille a ses raisons que la geekittutde se doit d'écouter de temps en temps !
Constantine #3 : Jeff Lemire/Ray Fawkes/Renato Guedes
très méchants. Après le cadran et le compas, c'est au tour des lentilles d'être au coeur de ce conflit quasi-maçonnique. Plus sérieusement, c'est l'occasion pour Constantine de remettre les pieds sur le sol londonien. Point de
Swamp Thing #20 : Charles Soule/Kano/Alvaro Lopez
Animal Man #20 : Lemire/Leon/Green II/Silver
jeudi 23 mai 2013
RECTIFICATIF sur la rencontre avec Rudy Ricciotti
Librairie Préambule / Bar du XXe
siècle
Rencontre avec
Rudy Ricciotti
L'architecture est un sport de combat
Ce samedi 25 mai à partir de 18 h (et non 11h) au bar du XXe siècle, 17 av. Victor Hugo - Cassis
Ce rectificatif est l'occasion de vous faire lire ce portrait publié dans le quotidien Le MondeRencontre avec
Rudy Ricciotti
L'architecture est un sport de combat
Ce samedi 25 mai à partir de 18 h (et non 11h) au bar du XXe siècle, 17 av. Victor Hugo - Cassis
L'actualité s'y prête : exposé – c'est bien le mot – à la Cité de l'architecture de Paris jusqu'au 8 septembre, Rudy Ricciotti est aussi le sujet d'un documentaire de Laetitia Masson (Rudy Ricciotti. L'Orchidoclaste) et le signataire d'un tout récent pamphlet (L'architecture est un sport de combat, aux éditions Textuel). Architecte du département des arts de l'islam, au Louvre, il achève la construction du Mucem a Marseille et du futur stade Jean-Bouin, à flanc du Parc des Princes à Paris.
"Le Grand Prix national d'architecture en 2006 est surtout l'auteur du Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM), établissement national qui doit être inauguré, le 7 juin, en bordure du port à Marseille. "Trois événements qui se superposent : ça crée un tressage asymptotique", commente-t-il, d'emblée. Chez Ricciotti, qui est aussi ingénieur, la mathématique n'est jamais loin.
"Pour recevoir le journaliste parisien, ce jeune sexagénaire, pantalon et chemise sombre de toile légère, mine bronzée et tignasse foisonnante, a chaussé des chaussures en cuir bicolores. Plus mafioso que joueur de golf. Cliché du Nord sur le Sud. Une vision qui le hante et qui pourrait venir d'Italie, dont sont issus ses parents ainsi que son nom que, contre toute attente, il prononce souvent à la française : "Rissiotti".
Chez lui, la question du "racisme cognitif" est récurrente : "Que de parler avec un accent prononcé entraînerait, de fait, une perte de substance critique. C'est inacceptable. Je ne peux être que suspect ou caricatural." Mais il apprécie aussi que face à ses prestations publiques, plutôt courues, "les gens puissent rire de soulagement". Que lui-même se fasse sourire ? "Evidemment." Ses confrères lui reprochent d'être trop médiatique, il leur répond que "c'est parce que, eux, n'ont rien à dire."
"LÂCHETÉ DE LA DISTANCE"
Rudy Ricciotti dit avoir "l'usage des mots", et encore davantage celui de l'écriture. Il a "surtout, précise-t-il, l'incroyable vulgarité de dire ce qu'[il] pense". On s'interroge sur l'origine de ce plaisir fou à dire et à écrire. "Les mots ne sont pas l'expression d'une pathologie médicale." Pas de "névrose", "vie amoureuse normale", "trois fois grand-père" et "patron qui a créé 30 emplois dans un village au trou du cul du monde". Tout juste admet-il que ce "goût de la langue française est peut-être compensatoire de cette période de silence, enfant dans l'extrême solitude", en Camargue, planté entre un canal et un étang. "Ce déficit de contact visuel aurait pu faire de moi un autiste."
Suspecté par certains de complaisance envers sa propre éloquence, l'homme ne détourne pas le regard. Ses combats, puisqu'il s'agit de cela, ce bâtisseur affirmé les livre contre deux adversaires : d'un côté, l'hyper-réglementation, "qui fait que l'on n'arrive plus à construire" ; de l'autre, le minimalisme, un terme qu'il s'interdit d'utiliser parce qu'il veut "échapper à la lâcheté de la distance."
S'il était boxeur, Rudy Ricciotti appartiendrait à la catégorie des puncheurs, voire des esquiveurs, mais pas à celle des encaisseurs. Trop anxieux, trop impatient. C'était, à sa manière, la particularité de l'enfant terrible britannique, le poète Arthur Cravan (1887-1918), annonciateur de Dada, que l'architecte aime et cite tant. "Tout grand artiste a le sens de la provocation", professait ce solide gaillard avant d'organiser, le 23 avril 1916 à Madrid, son propre combat de boxe contre le champion du monde, Jack Johnson, qui le mit KO au 6e round. La beauté du non-geste, en quelque sorte.
Ce non-geste, Rudy Ricciotti l'a initié et radicalisé à Vitrolles où, en 1994, il signe le Stadium, salle de spectacles et salle de sports. Un bloc de béton, coulé en œuvre, constellé de points de lumière, échoués parmi les boues rouges d'un crassier. Depuis 1999, l'extrême droite ayant pendant un temps pris les rênes de la ville, le bâtiment ne respire plus. Avec le Stadium, qui le fit connaître d'un plus grand nombre, Rudy Ricciotti voulait faire "le procès de l'esthétisation".
"SYNTHÈSE DES SAVOIRS"
"Ça a été un pavé dans la mare politique, rappelle Patrice Goulet. Le monolithe était la seule réponse possible." Le critique d'architecture a été l'un des premiers à faire découvrir Rudy Ricciotti, en 1991, lors de l'exposition qu'il coorganisa avec l'Institut français d'architecture : 40+40 architectes de moins de 40 ans. Le Stadium, poursuit-il, "a aussi été la première architecture comme œuvre d'art. C'est forcément l'art qui influence sa radicalité".
"Aujourd'hui, la beauté est suspecte, le récit est suspect, la figure est suspecte", râle Rudy Ricciotti. Radical dans les années 1990, son travail devient "de plus en plus maniériste, et non pas maniéré", tient-t-il à préciser. "En archi, le courant maniériste, ça n'existe pas. Je suis, à 60 ans, dans la synthèse des savoirs; la superposition des métiers: l'archi, l'ingénieur, le coffreur, le ferrailleur..." Les savoirs conjoints du chantier dont il s'est fait le chantre. Et toujours le béton, dont la nature, revendique-t-il, "permet un niveau de développement d'emplois territorialisés et non délocalisables".
Dans cette histoire de passion à construire local, la société Lafarge, soutien de l'exposition à la Cité, occupe une position majeure. Grâce à son fils Romain, un ingénieur de haut vol qui lui permet d'affiner ses expérimentations, Rudy Ricciotti a su tirer le meilleur profit des bétons à ultra-hautes performances. Dont le Ductal, produit par le n° 1 mondial des cimentiers.
Ricciotti, complice ? Patrice Goulet en doute : "Quand on veut sortir des moules académiques d'une époque, il faut une arme qui vous avantage. L'approfondissement d'une technique est un bon moyen. Il a été très malin d'investir cette voie." Ce que dit l'intéressé : "Lafarge me suce les baskets. Ils font de la com'à tire-larigot sur mon travail. Je ne leur dois rien." Ainsi est Ricciotti.
mercredi 22 mai 2013
Rencontre avec Rudy Ricciotti le Samedi 25 mai
Librairie Préambule / Bar du XXe
siècle
Rencontre avec
Rudy Ricciotti
L'architecture est un sport de combat
Samedi 25 mai à partir de 11h au bar du XXe siècle, 17 av. Victor Hugo - Cassis
Qu’ont en commun la salle de rock Stadium de Vitrolles, le Centre chorégraphique national d’Aix-en-Provence d’Angelin Preljocaj, la restructuration des Grands Moulins de Paris, le musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MUCEM) à Marseille, le musée Cocteau à Menton, l’aile des Arts de l’Islam pour le Louvre, la Philharmonie de Potsdam à Berlin, la passerelle pour la Paix sur le fleuve Han à Séoul, le Palais des Festivals de Venise et, en juillet, le nouveau stade Jean Bouin à Paris... Rudy Ricciotti, le plus tonitruant des architectes français.
Une exposition lui est consacrée du 11 avril au 8 septembre 2013 à la cité de l’architecture & du patrimoine à Paris et aussi, un film l’Orchidoclaste - 52 minutes - réalisé par Laetitia Masson. http://www.dailymotion.com/ video/xye9is_bande-annonce-du- film-l-orchidoclaste_creation
Rudy Ricciotti aime le béton. Ciselé, savant, tendu. Grand Prix national d'architecture 2006, Rudy Ricciotti aime aussi le verbe, quand il est haut, lapidaire et accentué (façon Midi). Flambard, le geste large, il toise, bouscule, s'emporte, au risque du baroque... Mais cette grandiloquence n'est pas qu'une posture. « Sous la tartarinade de ce faux rigolo de Marseille-Pagnol, on découvre une profondeur, une gravité », dit de lui son vénérable aîné Claude Parent, autre amoureux des mots et du béton, et autre pourfendeur de la paresse intellectuelle (des confrères et aménageurs) et de la « mauvaise graisse » (des normes et réglementations). Derrière la provoc, les propos de Rudy Ricciotti sont salutaires. Une parole polémique, torrentielle et savamment convulsive. Et, comme ses bâtiments, bruts de décoffrage. Pour preuve...
MANIERISME …il vocifère, il faut s’y faire…
Il est question de survie et d’appétit. En vrac l’architecture snobée par les critiques, les étudiants snobés par leurs professeurs, les professeurs trompés par leurs femmes, puis l’épuisement européen, l’exil de la beauté, la fin de l’homme blanc, la doctrine de la pastèque, le minimalisme comme
nouveau Félibrige… Du latin « Fellare », l’art de sucer le sucre, l’impérialisme anglo-saxon, l’architecture « lounge », la couleur fluo, le dampalon, le méthacrylate, la savonnette sous emballage plastique souple, le design comme ressource spirituelle, l’éloge du banal et de l’ordinaire comme lutte des classes, le minimalisme encore comme ultime pornographie, sport et culture, contrition et cynisme, révolution et sardine, démocratie et poutargue, république et fenouil, Islam et Gotainer… Enfin bref, notre nouvel horizon métaphysique ! Il faut faire avec, quel leurre est-il si ce n’est le moment du pastis car l’hostie a du goût. Une seule voie, une seule réalité, un seul avenir, une seule croyance, une seule sexualité, une seule expression, une seule compression, une seule compassion, un seul projet…
Bombarder, bombarder Marseille pour faire un exemple et se bombarder soi même pour respirer un peu, ou dit plus modestement, raser les montagnes pour que l’on voit la mer. Arthur Cravan pesait 110kg quand il était le poète boxeur qui snobait par ses muscles Marcel Duchamp. Les retables de Séville, d’or total nous culpabilisent de ne pas croire en Dieu et nous laissent dubitatifs quant à l’œuvre d’Yves Klein. Seul résiste le Maniérisme, synthèse des savoirs, véritable masse musculaire apte à encaisser la colonisation de la morale architecturale. Le maniérisme, intuition politique augmentée de l’idée de bien faire quand on n’a plus d’idée, ou quand l’idée elle-même est coupable. Le maniérisme accumulateur de savoirs et défenseur des métiers, ces métiers dont nous avons besoin,
nous architectes, car ils sont socialement structurants. Le maniérisme, permettant de refuser les voyages neuroleptiques de l’art comptant pour rien ; est une ultime radicalité encore porteuse de sens. Le maniérisme pour refuser la taxe puritaine de la modernité. Le maniérisme comme bouclier fiscal devant cette modernité pathétique dont l’autisme inlassable… confine à la terreur. Et puis en gros, en finir à la grenade avec les stupéfiants du type convivialité et pelouse pour rêver un concert d’Alan Vega du groupe Suicide sur un porte-avion russe en buvant un Americano maniéré dans le cockpit ouvert d’un Sukhoï 27. Mieux vaut le sourire sadique de Maradona que le sourire sardonique de la Joconde.
Rencontre avec
Rudy Ricciotti
L'architecture est un sport de combat
Samedi 25 mai à partir de 11h au bar du XXe siècle, 17 av. Victor Hugo - Cassis
Qu’ont en commun la salle de rock Stadium de Vitrolles, le Centre chorégraphique national d’Aix-en-Provence d’Angelin Preljocaj, la restructuration des Grands Moulins de Paris, le musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MUCEM) à Marseille, le musée Cocteau à Menton, l’aile des Arts de l’Islam pour le Louvre, la Philharmonie de Potsdam à Berlin, la passerelle pour la Paix sur le fleuve Han à Séoul, le Palais des Festivals de Venise et, en juillet, le nouveau stade Jean Bouin à Paris... Rudy Ricciotti, le plus tonitruant des architectes français.
Une exposition lui est consacrée du 11 avril au 8 septembre 2013 à la cité de l’architecture & du patrimoine à Paris et aussi, un film l’Orchidoclaste - 52 minutes - réalisé par Laetitia Masson. http://www.dailymotion.com/
Rudy Ricciotti aime le béton. Ciselé, savant, tendu. Grand Prix national d'architecture 2006, Rudy Ricciotti aime aussi le verbe, quand il est haut, lapidaire et accentué (façon Midi). Flambard, le geste large, il toise, bouscule, s'emporte, au risque du baroque... Mais cette grandiloquence n'est pas qu'une posture. « Sous la tartarinade de ce faux rigolo de Marseille-Pagnol, on découvre une profondeur, une gravité », dit de lui son vénérable aîné Claude Parent, autre amoureux des mots et du béton, et autre pourfendeur de la paresse intellectuelle (des confrères et aménageurs) et de la « mauvaise graisse » (des normes et réglementations). Derrière la provoc, les propos de Rudy Ricciotti sont salutaires. Une parole polémique, torrentielle et savamment convulsive. Et, comme ses bâtiments, bruts de décoffrage. Pour preuve...
MANIERISME …il vocifère, il faut s’y faire…
Il est question de survie et d’appétit. En vrac l’architecture snobée par les critiques, les étudiants snobés par leurs professeurs, les professeurs trompés par leurs femmes, puis l’épuisement européen, l’exil de la beauté, la fin de l’homme blanc, la doctrine de la pastèque, le minimalisme comme
nouveau Félibrige… Du latin « Fellare », l’art de sucer le sucre, l’impérialisme anglo-saxon, l’architecture « lounge », la couleur fluo, le dampalon, le méthacrylate, la savonnette sous emballage plastique souple, le design comme ressource spirituelle, l’éloge du banal et de l’ordinaire comme lutte des classes, le minimalisme encore comme ultime pornographie, sport et culture, contrition et cynisme, révolution et sardine, démocratie et poutargue, république et fenouil, Islam et Gotainer… Enfin bref, notre nouvel horizon métaphysique ! Il faut faire avec, quel leurre est-il si ce n’est le moment du pastis car l’hostie a du goût. Une seule voie, une seule réalité, un seul avenir, une seule croyance, une seule sexualité, une seule expression, une seule compression, une seule compassion, un seul projet…
Bombarder, bombarder Marseille pour faire un exemple et se bombarder soi même pour respirer un peu, ou dit plus modestement, raser les montagnes pour que l’on voit la mer. Arthur Cravan pesait 110kg quand il était le poète boxeur qui snobait par ses muscles Marcel Duchamp. Les retables de Séville, d’or total nous culpabilisent de ne pas croire en Dieu et nous laissent dubitatifs quant à l’œuvre d’Yves Klein. Seul résiste le Maniérisme, synthèse des savoirs, véritable masse musculaire apte à encaisser la colonisation de la morale architecturale. Le maniérisme, intuition politique augmentée de l’idée de bien faire quand on n’a plus d’idée, ou quand l’idée elle-même est coupable. Le maniérisme accumulateur de savoirs et défenseur des métiers, ces métiers dont nous avons besoin,
nous architectes, car ils sont socialement structurants. Le maniérisme, permettant de refuser les voyages neuroleptiques de l’art comptant pour rien ; est une ultime radicalité encore porteuse de sens. Le maniérisme pour refuser la taxe puritaine de la modernité. Le maniérisme comme bouclier fiscal devant cette modernité pathétique dont l’autisme inlassable… confine à la terreur. Et puis en gros, en finir à la grenade avec les stupéfiants du type convivialité et pelouse pour rêver un concert d’Alan Vega du groupe Suicide sur un porte-avion russe en buvant un Americano maniéré dans le cockpit ouvert d’un Sukhoï 27. Mieux vaut le sourire sadique de Maradona que le sourire sardonique de la Joconde.
Rudy Ricciotti
Rudy Ricciotti, Grand Prix national d’architecture en 2006 a publié en
2007 HQE, Les Renards du temple aux éditions Al Dante qu’il préside depuis
2009. Le dernier bâtiment conçu par Ricciotti, le MuCEM (musée des
Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée), sera inauguré en juin
2013.
L' Architecture est un sport de combat
Dans cet entretien, l’architecte Rudy Ricciotti, animé par un goût des mots et des formules qui saisissent les conventions à la gorge, bouscule les idées reçues. Il n’hésite pas à sabrer le « salafisme
architectural » ambiant – ce minimalisme désincarné qui règne sur la création contemporaine –, la « pornographie réglementaire » d’une administration omnipotente, sans oublier la « fourrure verte », nouvelle doxa environnementale. Ce virtuose du béton, grand défenseur des savoir-faire locaux, tient à expliciter ses combats, armé de ses principales œuvres : le Stadium de Vitrolles, le centre chorégraphique national d’Aix-en-Provence, le pont du Diable à Gignac, le musée Cocteau à Menton, le MuCEM (musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée) à Marseille… Il dresse ici un portrait sans concession de sa profession et de son enseignement. Un manifeste provocant et salutaire.
Alors, pour en savoir plus...
RENDEZ-VOUS SAMEDI 25 MAI - 11H - au bar du XXe siècle.
(Rens. : 04 42 01 30 83 / Préambule)
Nous vous attendons nombreuxPréambulement votre
vendredi 17 mai 2013
Infinity (Marvel Now), par Skottie Young
Je ne résiste pas à l'envie de reproduire sur ce blog une des variant covers pour le prochain crossover Marvel, Infinity. Aux crayons, Skottie Young, dessinateur de l'excellent Oz (publié par Panini Comics) et archi-connu pour ses études sur les Babies Heroes. C'est cette dernière thématique qui est à nouveau à l'honneur dans cette couverture qui est une pure merveille : humour, côté rétro, "mignonitude". Bravo l'artiste !
mardi 14 mai 2013
Hulk #11 (Panini Comics)
Pour une fois que je reçois le kiosque vf pas trop tard (merci Makassar !), je me suis dit que ça pouvait se célébrer avec une petite chronique vf. La dernière fois où j'avais opéré un léger détour par les publications de Panini Comics, j'en avais profité pour un petit bilan des séries que je suis depuis pas mal de temps. J'avais notamment parlé du Hulk #9. Bon et bien, accélération rapide, et nous voilà arrivés au #11, avec la fine équipe du mag' à savoir Hulk, Rulk et les Secret Avengers. Pour ceux qui n'auraient pas suivi, les Thunderbolts c'est fini pour cette revue. Si le titre s'est transfiguré en Dark Avengers (toujours scénarisé par Jeff Parker), Panini a décidé de le publier dans les futures revues Avengers Extra.
Incredible Hulk (vol 3) #13 : Jason Aaron/Jefte Palo/Frank Martin
Je vous avais fait part de ma déception à propos du travail de Jason Aaron sur le personnage de Hulk. Je dois avouer que j'ai failli faire amende honorable le mois dernier puisque Aaron avait soudain esquissé une porte de sortie assez enthousiasmante pour la dualité Hulk/Banner. Le soufflet sera vite retombé puisque l'écrivain retombe dans la médiocrité avec le présent numéro. Dans ce Incredible Hulk #13, Aaron fait une sorte de bilan du conflit entre le scientifique et du monstre vert, mais cette fois-ci en s'attardant sur le point du vue d'un Banner revenu aux affaires. Non pas que quelque chose soit particulièrement mauvais, mais l'ensemble sonne faux. Déjà Banner qui dépouille un casino et qui enfile un costard façon Ocean's Elven, euhm... Mais ensuite c'est la chaîne logique des évènements qui pose sérieusement problème. L'idée d'une dualité externalisée était bonne, Banner aux abois et complètement dingue aussi, mais le reste... Et vas y que je meure mais que d'une manière inexpliquée je reviens à la vie dans mon alter ego qui lui fait tout pour rester en colère contre un moi-même censé être mort... Je veux bien suspendre mon incrédulité, mais il y a des limites. On voit que Aaron n'a strictement aucune idée de comment son merdier est concrètement réalisable et il ne fait pas beaucoup d'efforts pour apposer les nécessaires rustines afin de colmater les brèches de son récit. Même si la conclusion de ce numéro semble aller dans une direction maîtrisée, mes attentes ont fondu comme peau de chagrin. Vivement que Waid arrive avec Marvel NOW. Même pas envie de parler des dessins qui sont de toute façon indignes pour du Hulk.
Secret Avengers #34-35 : Rick Remender/Matteo Scalera/Matthew Wilson
Double dose de Secret Avengers avec la revue. A contrario de ses petits camarades qui semblent attendre la relève de Marvel Now, Rick Remender y va toujours à fond les ballons sur son Secret Avengers. Ces deux numéros sont dans la lignée des précédents. Si vous avez raté le Hulk #10, sachez que la team se retrouve confrontée à une double-menace de type multidimensionnelle. Si cela peut être agaçant (ras-le-bol des failles temporelles et dimensionnelles), on ne peut pas critiquer la cohérence scénaristique de l'ensemble puisque Remender a, depuis l'introduction des doubles mécaniques des héros terriens, fait miroiter la couleur de ses atouts. Il se trouve que c'est Braddock (Captain Britain) qui se trouve au milieu de la menace. Je ne suis pas connaisseur du personnage et j'avoue avoir été étonné de l'apparition des Captain Britain Corps en milice inter-dimensionnelle. Mais bon, c'est pas mal, et cela fait sens quand on sait qui est le grand méchant de l'histoire. Dans ces deux numéros, on suit les Secret Avengers divisés. Hawkeye et Captain Britain se retrouvent dans la dimension horrifique (Wolvampire, Captain Lou Garou, Thorzombie, etc...) pour remettre la main sur un artefact hyper important, tandis que Black Widow, Walkyrie et Venom gèrent la trahison de Ant-Man. Beaucoup d'action, ça n'arrête jamais, et mine de rien, il faut faire attention aux infos lâchées par Remender. Un petit bémol sur l'apparition de FrankenCastle. Les clins d'oeil c'est sympa, l'auto-citation (quand en plus ce qui est cité est contestable) beaucoup moin Mais ne boudons pas notre plaisir, on ne peut qu'être admiratif de l'ambition de ce dernier qui vient de transformer sa team black ops en titre blockbuster digne de l'équipe principale. Il y a donc de quoi se frotter les mains pour le dernier numéro. Niveau dessins, c'est pas mal du tout ; ça ressemble à du Walker, c'est dynamique, la colorisation sombre fonctionne bien. Il ne faut pas être trop chatouilleux avec l'anatomie humaine (cf le décolletée de Black Widow) mais ça reste agréable.
Hulk #57 : Jeff Parker/Dale Eaglesham/Val Staples
Dernier numéro avant sa mutation en Red She-Hulk (toujours avec Jeff Parker aux manettes). Rulk est toujours aux prises avec ses dieux mayas et plutôt en mauvaise posture. Bon autant dire tout de suite que cette conclusion d'arc n'est pas mémorable... c'est le moins que l'on puisse dire. Jeff Parker tente vainement de compliquer son intrigue alors que cela ne va jamais chercher plus loin que l'apparition soudaine de l'élément inexpliqué qui résout tout (en l'occurrence les colliers magiques et les signes qui parlent). Bon, on reste sur du Hulk, donc ça finit en grosse baston assez jouissive. Toujours ça de pris me direz-vous, et vous n'auriez pas tort. Cela aurait pu être sympathique, mais Parker commet deux erreurs. La première est d'avoir levé le pied sur l'épique et le démesuré. Avec les premiers numéros, on était quasiment sur du God of War. Mais le démastiquage de divinités est presque anodin sur ce #57 (un comble !). La deuxième erreur est autrement plus impardonnable. Je déteste quand les écrivains prennent leur lectorat pour les derniers des cons. La palme revient ici à Annie le robot qui épilogue sur la perception mayas et les super-héros comme divinités contemporaines. A la limite je n'ai rien contre le fait de rappeler ce lien évident, mais au moins que l'on prenne la peine de le faire avec un brin de finesse. Et c'est loin d'être le cas avec ces dernières bulles, surtout avec l'ultime réplique kikoolol de Rulk, complètement hors-sujet par rapport au Thunderbolt Ross que Jeff Parker a lui-même construit depuis qu'il a récupéré la série. Je suis vraiment déçu de ce traitement par-dessus la jambe sur un titre qui méritait certainement mieux comme conclusion.
Back-up A-Bomb (Hulk #25-27) : Jeff Parker/Mark Robinson.
Complètement anecdotique. Rick Jones fait des blagues et frappe des monstres. On s'en cogne et ça ne fait pas rire. Mais bon il fallait forcément remplir le magazine et difficile d'en vouloir à Panini pour cet effort.
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